28/11/2007Nouvelle désillusionJ'avais postulé à un emploi en Ardèche il y a trois semaines. Je correspondais dans le moindre détail à tous les critères, sans aucune exception. Je ne pense pas, sincèrement, qu'il était possible d'avoir un CV plus adapté au poste que le mien ! Parler anglais et si possible une autre langue ? Je parle totalement courament anglais, allemand, et italien. Avoir une expérience en création de produits touristiques ? J'ai crée tous les produits touristiques pour Metz et sa région en 2007. Avoir une expérience en communication interne et externe dans le tourisme ? J'ai géré pendant deux ans la communication d'un réseau trinational d'offices de tourisme !! Alors quoi ???
Aucune explication. "Malheureusement, votre candidature....blablabla...". J'ai demandé, poliment mais fermement, une raison. Je n'en aurai sûrement jamais. Le respect de l'autre, c'est une chose qui n'existe malheureusement plus dans ce pays de m... 26/11/2007A mia CorsicaJ’ai promis à un certain garçon d’Angola de faire un post sur la Corse, où j’ai vécu et fait mes études. Alors le voici...
« Le soleil a tant fait l’amour à la mer qu’ils ont fini par enfanter la Corse. » Antoine de Saint-Exupéry.
Petit coup en plein plexus solaire, un souffle de libeccio, ce vent chaud et parfumé, dans les cheveux, un soleil pour lunettes noires : on se croirait dans un autre monde. Ca tombe bien: nous y sommes !
Un monde rempli de lieux pas commun du tout, un rocher balancé là dans un univers coupé en deux. En haut, le passé et les souvenirs, en bas, la mer par tous les temps. Les dieux de la Méditerranée auraient pu s’y installer en villégiature. Mais c’est aussi le berceau d’une communauté humaine, les Corses, longtemps malmenés par l’Histoire. Un peuple de la Méditerranée qui a souffert des envahisseurs, des convoitises, de l’isolement.
Comme toutes les îles, immenses ou perdues, la Corse se mérite. Et il faut beaucoup de temps, une vraie curiosité et un authentique amour pour la percer à jour. Et il lui faudra le même temps pour s’habituer à vous et vous faire passer de l’autre côté de la carte postale, de l’autre côté de cette vision que peut en avoir le touriste lambda n’y séjournant qu’une ou deux semaines d’été.
Miracle. Le mot n’est pas trop fort. Dure et tragique, secrète et sauvage, la Corse ne sera jamais un département de plus sur la carte de France. Rien qui soit rationnel ici : ni le relief ni le climat, ni les passions ni les maisons, ni, bien entendu, les Corses eux-mêmes.
Cela dit, toute tentative de description du paysage corse crée elle-même ses propres limites. Les plages y sont bien sûr paradisiaques, les criques ultra secrètes et les montagnes (sans lesquelles cette mer ne serait ni aussi bleue, ni aussi belle, ni aussi troublante) « forcément » abruptes, accidentés, rudes.
Cette île est grisante, enivrante : un mélange de rocaille et de volupté, d’austérité et de parfums d’îles lointaines. Voilà un pays où les villages semblent échapper à la loi de la pesanteur. Accrochés à la montagne, suspendus au dessus du vide, isolés dans le maquis.
Le maquis : voilà la Corse profonde ! Celle des cochons sauvages et des vaches en liberté, des fontaines au bord des routes, des longs hivers où l’on fabrique, loin du tohu-bohu de l’été, la coppa, le figatellu et la farine de châtaigne. La Corse sans son maquis, c’est la Bretagne sans sa lande. Tout Corse, de naissance ou d’adoption, avoue qu’il peut reconnaître son île les yeux fermés. Rien qu’à son odeur. Arbousiers, lentisques, myrtes, lavandes et bien d’autres délices encore peuplent ce monde fait de silence et de chaleur tropicale, bercé par de étranges mélopées.
La Corse est la région française la mieux préservée écologiquement. Rien d’étonnant à cela : l’absence quasi-totale d’industries lui a permis de conserver une atmosphère et des eaux incroyablement pures.
Et je pense que quels que soient les voyages, proches ou lointains que je ferai, elle restera pour moi la plus belle terre du monde.
23/11/2007Mes douces montagnesBeaucoup de parisiens sur ce site. Et souvent, quand je dis que je suis originaire des Vosges on se fout de moi, il faut bien l’avouer.
Alors je vais vous parler de chez moi, comme je le vois, comme je le ressens, en espérant que cela vous en donnera une autre image que celle que vous en avez...
Les Vosges, c’est un massif très ancien, le pays du grand froid, des tourbières boréales, du lynx et, bien sûr, des lutins. Quand j'étais petit, je leur laissais à manger sur le rebord de la fenêtre en hiver.
Sur les crêtes, on relève la même température qu’en Islande et dans les forêts profondes, le grand tétras (un oiseau très rare) se contente de lichens, comme les rennes de Laponie. Elles culminent à 1450 mètres, mais leur position géographique induit ce climat extrêmement rude.

Quand je rentre chez moi, je suis heureux comme un gosse. Je pars dans les montagnes à peine les sacs posés. Il neige de la pluie, il pleut de la glace, mais je saute comme un cabri sur un tapis de tourbe ondulante et tremblante. Sous les deux mètre d’épaisseur il y a cinq ou six mètres d’eau. Il faut faire attention aux « gouilles », ces trous dans lesquels nombre se sont déjà noyés. Et si le vent se lève, les tapis de tourbe dérivent : ils peuvent se déplacer sur plusieurs mètres en quelques heures… Nous sommes à seulement 2h30 de TGV de Paris, mais c’est un autre monde. Ma tourbière préférée c’est celle de Kichompré : elle transporte au premier regard dans l’Arctique, en pleine toundra. Rose et rousse, cuivre et brune, éteinte autant que resplendissante, elle est entourée de bouleaux des Carpates et d’épiceas géants couverts de lichen. Ce n’est pas seulement beau, c’est poignant, électrisant.

Ici le climat, la faune, la flore font de la résistance. Des cirques glaciaires aux crêtes, des tourbières aux hêtraies d’altitude, dont les arbres ne dépassent pas les deux mètres de haut, tant les conditions sont rudes, le massif vosgien est une enclave nordique en pays tempéré.
Après la ballade on se retrouve dans une délicieuse cabane en bois qui sert de refuge. Avec un verre de vin et un morceau de munster divin, tandis que crépite le petit poêle.
On rencontre le chamois sur les crêtes. La neige est tombée, une neige jeune et humide, qui transfigure les Hautes-Chaumes, ces 5000 hectares de landes, d’arbustes courbés et de bosquets qui courent sur 70 km de sommets, en un vaste conte de Noël. Sur les crêtes vosgiennes, la courbe thermique est la même que celle de Reykjavik, capitale de l’Islande : jamais plus de 11°C en juillet. La végétation qui y pousse est en partie « primaire ». Les crêtes n’ont jamais été touchées ni modifiées par l’homme.
Noir et blanc : le monde ici se simplifie et se magnifie au passage, en devenant plus essentiel. Un sorbier dans la pente glacée, toute petite chose penchée ; un grand corbeau qui flotte au ciel ; le triangle blanc de l’entaille d’un près dans le noir d’une sapinière. De partout, de la plus petite combe, du plus profond de la vallée, montent fumées et fumerolles, de grandes ou minuscules brassées de brume effilochée.
Un long arrêt au dessus de la Petite Meurthe, rivière bondissante, à regarder les grives, dans un rayon de soleil, s’emparer des dernières baies de gui dispersées jusqu’à la cime des sapins. Une incursion dans le grès, sur une falaise couverte de pins sylvestres, où attend perché un faucon pèlerin. Une marche de nuit en forêt, à patauger et à glisser en riant, puis à écouter l’étrange silence habité. Il y a dans l’air une odeur d’herbe sèche, mais mouillée par l’hiver. Cette odeur ! Ca me rappelle tellement de souvenirs, tellement d’images ! Ca bouillonne en moi !
De l'utilité de l'inutileL’Anpe… "l'Agence Nationale Pour l’Emploi"… pompeux comme titre, non…?
Agence pour l’emploi…
Ca veut dire quoi ?
Normalement si j’ai bien compris… Mais comme je suis un peu idéaliste, il y a de fortes chances pour que je me plante… Donc normalement, si j’ai bien compris, ça doit être une agence faite pour aider des personnes sans emploi à en retrouver… Faite pour aider des individus en situation de précarité, pleins de leurs désillusions, de leur manque de confiance en eux-mêmes et dans les autres… En vue de leur insertion, voir réinsertion, dans les rangs des actifs… qui sont la force de notre nation…
Et si il y avait une autre utilité à cette institution?
Une utilité qui plutôt que d’être une aide réelle apportée à des individus sans emploi et qui se démènent dans tout les sens pour en trouver… serait de permettre à d’autres de toucher un salaire en ne rien foutant d’autre que de se ruer sur la cafetière de la salle de repos de l’agence… Vous savez celle qui se trouve au fond du couloir à droite… Cet endroit dont des éclats de rires fusent en permanence alors que vous êtes là, le cul posé sur votre fauteuil à attendre que l’on veuille bien vous accorder un petit peu d’attention en répondant à vos questions…
Des questions qui pour la plupart resterons sans réponses du fait de l’ignorance de vos interlocuteurs… Des questions qui de toute façon ne trouveront pas de réponses du fait, très simple, que votre interlocuteur se contrefout de ce que vous lui demandez… Lui il a un boulot, un statut social qui est là pour le rassurer et lui permettre de préserver sa petite famille du besoin et d’entretenir des relations sociales avec son entourage…
Bon, là, je m’échauffe et je ferais mieux de m’efforcer de revenir au sujet qui nous intéresse…
Mais comment faire pour rester calme… Aller faire un tour sur le site internet de l’Anpe…? Ouais en voila une bonne idée…
Qu’on regrette vite… C’est aussi mal foutu qu’en agence… Pas fonctionnel… Il faut tel ou tel code et comme vous n’avez pas toujours le bon, il vous faut revenir au début et refaire toute l’opération en sens inverse… Génial… Le pire c’est qu’avant les choses étaient différentes… Avant c’était beaucoup plus simple et vous permettait d’avoir rapidement les infos que vous recherchiez… Mais il a fallu qu’un jour, un mec bien intentionné vienne mettre son nez là-dedans et change tout le moteur de recherche… Un mec qui bien entendu n’a jamais du connaître cette douce sensation qu’est celle d’être chômeur… Et qui n’a aucune idée du terrain sur lequel il s’aventure…
En bref, pour moi, l’Anpe ça ne sert à rien si ce n’est à vous faire les pires embrouilles quand vous touchez une allocation chômage… ou pas. Parce que faut pas non plus oublier qu’il faut leur faire un courrier tout les mois pour justifier de notre situation… On se demande d’ailleurs bien pourquoi… C’est un organisme de l’Etat… et en tant que tel ils ont les moyens de savoir si oui ou non nous avons repris une activité professionnelle ou pas (URSSAF)…
Je pense qu'il n’y a rien de mieux à faire que de se prendre en main soi-même pour aller frapper aux bonnes portes, avec toute la volonté dont on dispose. Et ne jamais baisser les bras… Surtout ne jamais baisser les bras…
Toujours se battre pour garder sa dignité… 20/11/2007Subjectivité des médias..?A l'instant au JT de France 2, une information est donnée :
Un cadre hospitalier du public gagne en moyenne 3915€ net par mois. Une infirmière du public gagne en moyenne 2185€ net par mois.
Un cadre hospitalier du privé gagne en moyenne 4985€ net par mois. Une infirmière du privé gagne en moyenne 1750€ par mois.
A quelle conclusion en vient le commentateur ? Que, dans le privé, l'écart entre les couches sociales se creuse et qu'il faut plus harmoniser les revenus des Français ?...
Non. Son commentaire mettait uniquement en exergue le fait qu'il existe une différence anormale de salaire entre les cadres hospitaliers du public et ceux du privé !!!!!!!!!!
Non mais on rêve là ???!! On vit dans quelle société de merde ? On pourrait tout aussi bien mettre un copyright à Nicolas Sarkozy et à son gouvernement pour toutes les informations si objectives qui nous sont présentées chaque jour... Ca me fait vomir ! Deux minutes d'attention svp...Bon alors ce post n'a rien à voir avec la très grande majorité des gens sur ce site (c'est d'ailleurs une des choses que j'aime ici), mais à ceux qui y passeraient.
Partout on voit tout le temps la même faute sur les blogs, les forums, etc.... même sur des sites. Alors juste deux minutes pour rappeler une règle de BASE de la conjugaison française.
Au futur (tout le monde sait ce que c'est que le futur j'espère, parce sinon là je m'exile), à la première personne du singulier (JE) la terminaison est : AI (prononcer "é"). Exemple : "Demain, je mangerai de la soupe."
Au conditionnel à la première personne du singulier (JE) et à la deuxième personne du singulier (TU) la terminaison est : AIS (prononcer "è"). Exemple : "Si j'étais riche, demain je mangerais du caviar."
Merci de faire juste ce petit effort, parce que c'est vraiment affligeant de voir que 80% des gens qui écrivent sur le net ne connaissent même pas les leçons de CE2... 19/11/2007Qui c'est qui va passer la semaine collé à la télé....?
17/11/2007Prends une aspirine...Mon cher petit journal, cela me fait du bien de te raconter tout ce qui m’arrive.
A l'instant, après avoir rêvé que mon QI dépassait celui de Mariah Carey et que je parvenais à la troisième question de "Qui veut gagner des Millions", je fus réveillé par D.
Pour la peine je ne saurai jamais si :
"Chanter comme une casserole" signifie:
A- être choriste chez Téfal
B- confectionner des scoubidous avec des poils du cul
C- chanter comme Mylène Farmer
D- faire du tourisme sexuel dans les crèches au Burundi
Bref, D. vient de m'appeler. Elle m’a demandé : "Quelle heure il est ?", j’ai répondu "2h18". Puis elle a raccroché. Elle est vraiment cool D., elle a toujours une pensée pour moi.
Encore merci de me lire et de me laisser tous vos commentaires, ça m’aide dans mon évolution pour devenir, un jour, quelqu’un de tout juste moyen. Et puis de vous raconter mon intimité de la sorte, ça me soulage, c’est un peu comme une psychothérapie du pauvre. Je sais qu’un jour, moi aussi, je parviendrai à ne plus être un post adolescent attardé déficitaire et qu’avant mon cancer de la prostate, je trouverai une belle maison avec un chien. Je vous aime. 15/11/200714/11/2007"Les Patries sont toujours défendues par les gueux, livrées par les riches"Quand je vivais en Rauscherie, à Metz, perle de l’Est, je pouvais être témoin, des premières loges, des manœuvres habiles de l’équipe municipale pour garder la ville en animation suspendue, tailler au sécateur les branches qui font désordre dans les corsos fleuris dont le maire est si fier.
Jean-Marie Rausch est maire à vie de cette bonne ville depuis 1970, c'est à dire depuis 37 ans.
Combien de festivals dont on ne gardera que la momie desséchée d’un souvenir, flingués dans la fleur de l’âge sous des prétextes fallacieux et pour des querelles de palais ?
Combien de bars à concerts pénalisés et menacés parce qu’à Metz le dormeur est roi ? Vieux si possible, et aisé ça ne gênera pas… c’est comme ça qu’on s’assure des réélections faciles : à Metz les jeunes ne votent pas. Ils sont cloîtrés dans des banlieues oubliées qu’aucun moyen de transport ne relie au centre-ville après 19h.
Les efforts d’organisation locale font toujours finalement pâle figure face aux crânes réussites de la dynamique et jeune Nancy voisine.
Ah ça oui… on a toujours eu la plus "belle" ville des deux… Et on a de sacrément belles vieilles pierres… Mais ce qu’il est chiant de vivre dans un si beau musée ! 13/11/2007Pas très pétillant tout ça...L'IslandeJ'ai vu que certaines personnes étaient attirées par l'Islande sur le site... Alors je partage quelques photos de mes dernières vacances : un mois pour faire le tour du pays, tente sur le dos, en bivouac et en stop. Une expérience absolument irréelle...
Le ciel à 1h02 du matin....
Les fjords du Nord-Ouest : une région presque inhabitée. 200 km sur ces chemins de terre sans voir une seule maison, un seul poteau, un seul signe d'humanité...
Des icebergs se détachant du Vatnajökull, la plus grande calotte glaciaire d'Europe (grande comme la Corse). Ils dérivent lentement, sans bruit, vers l'océan un peu plus loin.
Un bain dans les sources sulfurées chaudes à 40°C... un pur bonheur après des heures de marches dans les déserts de lave par -10°C...
Les déserts de lave du centre... du magma pétrifié et des cratères éventrés sur des centaines de km². Cette coulée date de 1984, et fume encore...
Tout petit moi :
12/11/2007Un autel à La Potiche
J’ai toujours eu un rapport spécial aux odeurs. Sans m’octroyer le titre de spécialiste, au contraire, les odeurs ont toujours eu un impact très fort sur moi. Une odeur est un sentiment. Elle ne se perçoit qu’à travers le sentiment auquel on la rattache, s’impose à nous de la même façon qu’un sentiment prend sa place dans notre coeur et y plante sa tente. Je vis les parfums de cette façon. On aime un parfum grâce à notre vécu émotionnel, affectif et sensoriel personnel, qui sont finalement les bases de notre personnalité… d’où le rapport entre parfum et personnalité. La personnalité et le caractère entrent en jeu dans le choix du parfum, mais finalement c’est le parfum qui nous renvoie ou non à nous-même. Il y a potentiellement, une quantité innombrable de parfums susceptibles de plaire à une même personne. Il peut sembler difficile d’associer UN parfum à une personnalité, qui, par définition, est complexe et a de nombreux aspects qui se complètent, se répondent voire même s’opposent… Cependant, dans la mesure où le parfum est bien choisi, c’est à dire choisi parce qu’il nous plait vraiment : qu’on le sente dans le magasin, la rue, le métro, son salon ou son bureau, certains aimeront se projeter dans leur parfum, qui participera de cette façon à la construction de l’identité propre du porteur. A noter que l’identité en question se construit tout le long de la vie, et que de ce fait, il faut parfois savoir abandonner un parfum (même s’il est sécurisant) pour évoluer vers un autre qui sera plus représentatif de ce que l’on est à une époque donnée, mais là dessus tout dépend de chacun, et il ne faut changer de parfum que lorsque l’on s’y sent prêt. Depuis un moment je m’en sentais prêt, mais n’ayant qu’une connaissance très peu développée du monde des parfums, je tâtonnais dans le noir… Jusqu’à cette conversation avec la Potiche. Sur ses conseils, je suis parti narines frémissantes jusqu’à la parfumerie du coin. Et la lumière fût.

La lavande qui est presque une drogue et me rappelle mon enfance au soleil, une petite touche évoquant le parfum de ma tatie quand j'étais tout petit, un côté désuet (formule inchangée depuis 1934) qui correspond à ma fascination pour tout ce qui touche à l'Entre-deux-Guerre, et la pointe de bergamotte indissociable de ma Lorraine natale... Merci… :o)
11/11/2007"Si j'enlève la broderie, y reste que la merde. Et la merde ça n'intéresse personne."J’ai 26 ans, je suis sans emploi, sans indemnités chômage, sans RMI… sans rien. Je n’ai même pas assez d’argent pour me payer à manger, un t-shirt ou un ticket de métro… L’Etat français me réclame 646€ d’impôts sur le peu que j’ai gagné l’année dernière, quand je me faisais harcelé par une patronne arriviste et infâme. Dans sa générosité il m’octroie un délai de 6 semaines… Je dois également rembourser 580€ à l’organisme auquel j’avais emprunté de l’argent pour payer la caution mirobolante de mon petit appartement sans chauffage, ainsi que 159€ à la Caisse d’Allocations Familiales, qui m’a versé cette somme « par erreur »…
Je n’ai pas droit aux indemnités chômage parce que j’ai démissionné. J’aurais donc sûrement du supporter le harcèlement moral sans broncher, jusqu’à en tomber malade ou à me suicider…. Mais dans ce pays, pour avoir droit au chômage il faut porter plainte, et pour porter plainte il faut payer un avocat… très cher. Et ce n’était pas avec mon salaire d’environ 300€ net en dessous de ce qu’on m’avait fait miroiter que je pouvais me payer un avocat.
J’ai fait 5 ans d’études post-bac pour me retrouver dans cette situation. Toujours premier de promotion. Quand je postule, par nécessité alimentaire et pour payer au moins ma mutuelle, à un emploi pour lequel on demande un diplôme moins élevé que mon Master, on me refuse parce que je suis « surdiplômé ». Les autres petits jobs, c’est « en priorité pour les étudiants ». Mon expérience professionnelle de deux ans (pourtant à responsabilités) ? Elle ne semble intéresser personne. Le fait que je maîtrise 5 langues ? Personne ne semble trouver cela utile…
Comment ne pas être dégoûter par ce pays dans lequel je vis ?
J’ai, depuis toujours, entendu de la part des professeurs et des « conseillers d’orientation » un discours clamant qu’en tant « qu’élève doué », je me devais de faire des études longues, à l’université, et même si possible en classes préparatoires, les filières professionnelles ou techniques courtes étant l’apanage des crétins profonds incapables de suivre les autres… ah non pardon, des « élèves en difficulté ». J’ai donc fait Hypokhâgne / Khâgne, l’école de la gloire, formant « l’élite intellectuelle de la nation » (dixit les professeurs). L’université m’a ensuite ouvert grandes ses portes, jusqu’à mon bac+5.
Je regardais sur le site de l’ANPE il y a quelques jours : 12 offres d’emploi dans mon domaine de formation pour toute la France. 129 offres de « cuisinier » dans le département du Rhône. Un « débutant » est payé ce que je gagnais à mon premier poste, avec ce fameux bac+5. Or un cuisinier a un CAP. Selon les critères des mes anciens professeurs, un crétin en somme. Mais un crétin exerçant sa passion et mieux payé qu’un bac+5…
Et oui, je rends grâce à ces enseignants du secondaire, si professionnels et compétents… Je n’ai aucun scrupule à écrire, en tout objectivité, que TOUT ce que je sais, toute ma culture générale, je ne la dois pas à mes années de collège ni de lycée, mais à ma propre curiosité. Je n’ai jamais rien appris d’utile ni d’intéressant dans une salle de classe. Encore y aurait-il fallu que mes professeurs aient été capables de m’inculquer ce que j’aurais du apprendre… mais, souvent, ces professeurs étaient totalement incompétents et n’en savaient pas plus que certains de leurs élèves… Contrairement à ce qui se fait dans certains pays européens, les étudiants français préparant leur concours d’entrée dans l’enseignement ne bénéficient de presque aucun cours de didactique, de psychologie de l’adolescent ou de pédagogie… ils ne sont donc aucunement préparés à faire passer un savoir quelconque.
Je vois encore aujourd’hui des situations totalement hallucinantes, telles celles que me rapporte une amie allemande, assistante dans différents lycées, et qui ne rencontre quasiment que des enseignants n’ayant jamais vécu en Allemagne (ne serait-ce que deux semaines !), ne maîtrisant pas du tout la langue de Goethe, accumulant les fautes de déclinaisons, les erreurs de vocabulaire et un accent français à couper au couteau… Pourtant ces gens là ont eu leur CAPES et son censés former des élèves. Comment s’étonner alors que les Français soient la risée de la planète en ce qui concerne leur faculté à parler d’autres langues que la leur ?
Et combien de fois ai-je moi-même du me taire en cours d’histoire géographie devant les énormités complètement fausses que sortaient certains professeurs ?
Je connais également une personne qui enseigne en lycée privé sous contrat avec l’Etat. Cette personne a été embauchée avec comme unique référence une licence d’allemand (qu’elle a eu en trichant aux examens, comme à tous ses examens, y compris le bac). Aucun test en langue, aucun examen… Or cette personne parle très mal allemand, et ne devrait pas être là où elle est. Mais le système est ainsi fait qu’elle enseignera à plus de 100 lycéens de sections générales pendant un an.
C’est donc le système de ce pays qui m’a poussé à m’engager dans une voie sans issue, sans perspective d’avenir, en me mentant. Et maintenant c’est ce même pays qui me réclame de l’argent alors que je n’ai même pas de quoi manger chaque jour ! Ce pays qui se permet de faire la leçon au reste du monde, qui se permet de s’auréoler du titre de « terre des droits de l’homme ».
Pendant mes deux années de salariat, j’ai donné 4% de mon salaire brut pour l’assurance chômage. Aujourd’hui on me refuse ce dernier… où sont donc ces 4% ? Ils me seraient bien utiles pour manger…
Les gens issus des générations précédentes ne comprennent en général pas cet écoeurement.
Nombre de couples de la soixantaine toucheront une double retraite, auront remboursé leurs emprunts, bénéficieront de revenus du capital, et auront donc un niveau de vie supérieur à celui de leurs enfants. Le problème majeur des années à venir dans notre pays sera donc celui de l'installation des jeunes dans la vie et du pouvoir d'achat des moins de 40 ans, tandis que les plus âgés pourront profiter des acquis matériels. Plus de 10 % de la population active au chômage, un délai croissant entre la fin de la scolarité ou des études et l'obtention d'un contrat de travail durable, un âge de l'installation en couple et de l'indépendance financière qui ne cesse de reculer pour passer bientôt la barre des 30 ans et un cadre trentenaire qui doit s'endetter en moyenne sur... soixante ans pour acquérir 80 mètres carrés dans Paris, Lyon ou Marseille...
La réalité est que la génération qui tient les postes, les places et les coffres-fort se conduit mal à l'égard de celle qui suit. A l’opposé du concept de « durabilité » et de respect des générations futures dont les jeunes d’aujourd’hui ont fait leur credo. Elle la maintient dans une minorité morale et économique insoutenable. Non seulement elle a accumulé sur elle les engagements de payer, non seulement elle a détourné de son objet la protection sociale pour en faire la protection des rentes, mais elle entend bien exercer jusqu'au bout tous les pouvoirs.
« La France, tu l’aimes ou tu la quittes » ai-je entendu dire il n’y a pas si longtemps que cela. Cette phrase s’adressait à un Maghrébin, fils de ces gens qu’on a fait venir sous la grisaille et dans le froid de bidonvilles de banlieues pour aider la France à produire, et qu’aujourd’hui on rejette. Mais qu’en est-il des jeunes Français « pure souche » ?
L'Office for National Statistics britannique, vient de publier des chiffres selon lesquelles 15 000 Français, surtout jeunes et très qualifiés, s'installent au Royaume-Uni chaque année. De plus, ces jeunes ne semblent pas pressés de rentrer en France. Prenons un flux "définitif" de 10 000 jeunes diplômés français vers le Royaume-Uni (estimation basse), rajoutons-y 10 000 de plus qui vont vers les Etats-Unis entre autres : on arrive à 20 000. La France produit chaque année 25 000 ingénieurs, 25 000 diplômes d'écoles de commerce, et 8 000 doctorats. Ce sont donc un tiers environ des jeunes diplômés qui quittent la France chaque année… et sûrement pas les plus sous qualifiés. On peut également voir fleurir ces temps-ci de nombreuses publicités sur Internet vantant aux jeunes Français le marché du travail irlandais, allemand ou italien, qui se portent comme un charme… La France, plus d’un jeune « pure souche » ne l’aime plus, et plus d’un jeune la quitte… Tant d’inégalités et d’injustice ont fini par venir à bout du peu de patriotisme qu’il nous restait.
De ces « grandes » études que j’ai faites, j’ai retenu au moins une chose : l’homme, animal grégaire, a crée l’Etat moderne pour organiser la chose publique, et veiller au bien-être de chaque citoyen. Mission ratée, en beauté. 09/11/2007Papier glacéSuite à une conversation téléphonique avec une amie j'ai entrepris un "fouillage" compulsif dans ma boite à photos que je n'ouvre habituellement que tres rarement.
Il est toujours assez étrange de regarder ces petits bouts d'existence défiler et de se remémorer des instants que l'on avait oublié ou preferé enfouir dans une zone sombre de son cerveau. Les vacances en Estonie, les fêtes à Paris, les soirées prépa et les beuveries vosgiennes...
Constater que les visages se sont affinés avec le temps, que certains ont tout simplement disparu de votre vie tandis que d'autres reviennent encore et encore .
S. à 14ans, S. à 18ans, S. enceinte il y a quelque mois, .... S. toujours mon amie...
C'est fou le nombre de souvenirs idiots que l'on peut accumuler en peu de temps. C'est fou l'importance que peut avoir une photo quand on a oublié les contours de quelqu'un ... quand on ne l'a pas tout simplement occulté de sa mémoire.
Je regrette le bon temps ou j'usais de mon "vieil" appareil photo qui fait trembler la terre au moment ou il fige une part de vous.
Maintenant, avec l'ère numérique, j'ai un peu honte de le sortir et de "voler" leur image aux gens, en silence. Je n'ai plus la joie sourde de l'attente du developpement, quand la plupart des images de soirées finissent irrémédiablement dans ma boite mail ou je les regarde à peine sachant déja ce que je vais y trouver.
C'est ce que je reproche à internet. Tout y est trop facile, trop rapide. Les rapports humains s'envolent. Mais sur ce site, dont je lis le JDI depuis quelques temps, j'ai l'impression qu'il reste une part d'authenticité et de réelle proximité.
Alors voilà, je m'y suis inscrit... bonjour tout le monde :o)  |
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